Keith Chesterton
"Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles mais
uniquement par manque d'émerveillement."
(Photos à retrouver dans "Environnement" et "Galeries")
La puissance de cet ensemble calcaire que constituent les Alpilles, bien que d’altitude modeste, s’exprime dans ses formes de relief aiguisées. Falaises, abrupts, crêtes et éperons surgissent au-dessus des étendues de pinèdes, de garrigues ou de la mer argentée des oliveraies.
Les calcaires et les molasses sensibles à l’érosion éolienne révèlent des formes particulièrement pittoresques.
Le fief médiéval des Baux-de-Provence contrôlait l’ensemble de la région : ce village est le seul implanté au cœur des Alpilles.
Dans les rocailles, les plantes grasses ancrées dans les failles profitent de la chaleur des rayons de soleil printaniers.
Une aubaine pour jouer avec la lumière naturelle et artificielle. La macro ou la proxi photo offre un éventail de possibilités pour mettre en valeur le sujet choisi alors qu'il peut paraître quelconque ou banal à première vue. Là se trouve le véritable plaisir. On a l'impression de découvrir un autre monde.
Le beau temps refait enfin son apparition. Le printemps s'installe tout doucement, les fleurs s'épanouissent, ouvrent leurs pétales pour se laisser caresser par les doux rayons du soleil, comme le ferait un papillon de ses ailes. Les orchidées envahissent les prés et les bordures de routes. Les primevères éclosent, tandis que les marguerites réhaussent le cou pour montrer leur corolle.
Je reprends donc mes recherches de sujets dans les sentiers des Alpilles. Des sujets déjà traités pour certains, mais sous des angles différents. Ce qui autorise de nouvelles compositions. Au sol, primevères, jacinthes et marguerites s'offrent au regard. Dans la mousse, de microscopiques fleurs créaient de jolies taches roses, bleues. Le pollen les saupoudre semblant vouloir atténuer l'éclat de leur couleur. Tout ce microcosme va malheureusement disparaître sous l'effet de la chaleur.
Les photographier n'est pas chose aisée, accroupi dans l'herbe encore humide, attaqué par une horde de moustiques qui sévissent désormais partout depuis les pluies. Faut il être passionné pour subir de telles piqûres (j'allais écrire morsures) sur le visage, le cou, les bras, tout en se concentrant sur la composition et le cadrage. Ils ont tout de même eu raison de moi après cinq séances de "Focus Stacking"(60 photos pour obtenir les cinq ci-dessous). Difficile de résister davantage à ces buveurs de sang.